Cette année, je fais la Fête de l’Humanité à Berlin

Jetzt geht’s wieder los! C’est reparti pour un tour !

Après quelques réflexions et quasiment une année d’absence, j’ai décidé de me remettre à écrire. Que s’est-il donc passé depuis la publication de mon article sur le sexisme à la Fête de l’Huma ? Tout d’abord, quelques mois plus tard, en novembre, j’ai rejoint un nouveau parti politique, Nouvelle Donne. C’est un parti plein d’enthousiasme, de volonté, d’idées nouvelles. Un véritable souffle d’air frais.

Et surtout, en janvier, je suis partie. J’ai déménagé. À Berlin. Pourquoi Berlin ? Tout simplement parce que c’est une ville libre. Une ville dont l’espace est plus libre, l’air aussi, mais surtout dont les citoyens sont plus libres de vivre ce qu’ils veulent et comme ils veulent, et bien plus libres qu’à Paris d’aller où ils veulent, de s’habiller comme ils veulent. Surtout les citoyennes, d’ailleurs.

Hop ! Encore un de ces jolis sous-bocks.

Hop ! Encore un joli sous-bock.

Oui, j’en reviens au sexisme ordinaire : j’avais mentionné, notamment, dans mon article, ces sous-bocks antisexistes qui protègent les comptoirs de certains bars de la capitale allemande. J’y reviens car c’est un poids qui s’est envolé depuis que je suis arrivée ici. J’avais déjà remarqué dans mes escapades berlinoises précédentes que le harcèlement de rue existait moins à Berlin, ce qui m’avait en partie fait prendre conscience de la gravité du phénomène à Paris. Et je ne suis pas, bien entendu, la seule à l’avoir remarqué : cette blogueuse, par exemple, avait déjà écrit quelque chose dessus.

À propos de sexisme ordinaire, beaucoup de choses ont été faites cette année. Le Projet Crocodiles a connu beaucoup plus d’écho, l’article de Jack Parker a fait un tabac, le collectif Stop harcèlement de rue a été créé, et une amie a commencé à mettre en place un projet contre le harcèlement dans le métro.

Voilà donc une année que j’avais donné ma petite contribution à ce mouvement qui s’efforce, jour après jour, d’ouvrir les yeux des autres sur ce phénomène et ces comportements proprement insupportables. Et revoilà donc la Fête de l’Humanité qui pointe le bout de son nez. L’année dernière, un des lecteurs de mon post de blog m’avait dit l’avoir relayé auprès de la direction de la Fête. Peut être que, cette année, quelques efforts seront entrepris. Peut-être que l’antisexisme trouvera son terrain expérimental dans le parc de la Courneuve. J’espère que, ne serait-ce qu’une fois, si l’un des festivaliers est témoin de harcèlement, quelque part entre l’avenue Rosa Parks et l’avenue Clara Zetkin, il aura la présence d’esprit d’intervenir.

Le Tempelhofer Feld

Le Tempelhofer Feld : parties de foot, cerfs-volants et barbecue sur les anciennes pistes d’atterrissage

Et voilà une année que je n’ai rien écrit de nouveau. Par peur de m’enfermer moi-même dans un thème, par fainéantise, par manque de temps : il y a toujours beaucoup de raisons de laisser un blog en stand-by. Mais j’ai décidé de m’y remettre. Pas pour lancer un énième blog d’une « expat » qui raconte sa vie à Berlin, non. J’écrirai bien sûr un peu de ce que je vois, de ce que j’entends, de ce que je découvre ici, il s’y passe tant de choses. Mais j’ai surtout envie de profiter de mon exil outre-rhin pour élargir mon horizon. Pour moi, dans l’actualité du moment, il n’y a pas que le gouvernement Valls II et la nomination d’Emmanuel Macron à l’Économie. Il y a aussi la démission de Klaus Wowereit, maire de Berlin, embourbé dans la construction d’un aéroport international dont l’ouverture est constamment retardée et qui creuse le déficit de la ville. Il n’y a pas que la montée inquiétante du Front National, il y a également celle de l’Alternative für Deutschland (AfD), un parti eurosceptique de droite populiste. Et le 25 mai dernier, il n’y avait pas seulement les élections européennes, il y avait aussi un référendum pour savoir si l’espace de l’ancien aéroport de Tempelhof, utilisé par tous les berlinois pour des balades ou des barbecues, des parties de foot ou de cerf-volant, des manifestations ou des concerts (bref, là où aurait lieu la Fête de l’Humanité si elle s’exportait à Berlin), allait être en partie construit. Partir habiter à l’étranger permet de voir l’actualité d’un autre oeil, et j’ai envie de vous faire profiter de ce point de vue. Qui ne sera pas non plus celui du correspondant d’un grand journal. Ce sera le mien, et j’espère qu’il vous intéressera.

Et ça c’est juste pour le plaisir …

Cover de « I’m a believer » par Nina Hagen

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